[ vers le haut ] [ vers le bas ] [ ascenceur ]
 


Revêtue de ses plus beaux atours, la Kumpania Zelwer reçoit dans son salon, un salon de mendiants au velours patiné et aux murs tapissés d'instruments étranges. Entre musique et théâtre, ces tziganes imaginaires vous embarquent illico dans leur univers poétique où l'on joue du xylophone sur des bouteilles de verre. On pense au cinéma expressionniste, aux mariages juifs d'Europe Centrale, à Nino Rota, aux clubs de jazz des années 30, aux baraques de forains… Des références qui viennent s'ajouter par touches à un univers artistique à nul autre pareil, où aspects visuel et musical sont liés pour le meilleur.


Jean-Marc Zelwer, compositeur* et multi-instrumentiste, s'en donne à cœur joie, passant avec un égal bonheur du santour indien à l'accordéon, la clarinette ou le nickelharpa (vièle suédoise à douze cordes). Francesca Lattuada, surtout connue comme chorégraphe*, enrichit le spectacle par sa danse sensuelle et humoristique et sa voix profonde, capable tour à tour d'enchaîner hébreu, russe, italien, corse ou yiddish.

Le violoniste, Dimitri Artemenko, entre sauvage et baroque, semble s'être échappé d'un film de Kusturica, le virtuose du zarb iranien Pierre Rigopoulos a des mines de lutteur de foire, l'élégant Jean-François Ott joue du violoncelle debout. Le trompettiste Michel Feugère, plus jazz, arpente les arpèges avec une puissance digne du Zampano de la Strada et Sylvie Cohen, au clavier, ne délaisse ni piano-jouet, ni tambours d'eau. Sylvie Jérusalem, joueuse de tuba, semble sortie d'un magasin de poupées pour nurse anglaise. Au rayon des instruments venus de nulle part, on notera un bouteillophone, un stroviol, une planche à laver, une contrebasse-bidon, sans oublier le carillon-humain en guise de bouquet final.

Les chansons s'intitulent En retard pour la messe, C'est pas tous les jours Shabbath, Le roi des Schnorrers , Terra Incognita. Quand au titre Daïssa, il résume l'absurdité de vouloir formuler tout ça puisqu'en Romani (langues des tziganes) ce mot signifie aussi bien Hier que Demain, mais aussi "bouillie", "mélange" en hébreu moderne…

Trompette décalée, violon tzigane, accordéon halluciné, violoncelle aérien, zarb inspiré... la Kumpania Zelwer entraîne irrémédiablement le public dans une promenade musicale et poétique.



Pour ceux qui veulent vraiment tout savoir… : l'Historique !

Depuis sa naissance en 1991, la Kumpania Zelwer a impliqué plus de 40.artistes, musiciens, décorateurs, costumiers & autres :

Les premiers pas, avec le spectacle musical " Les montreurs d'Ours sont partis " ont eu lieu après la sortie du disque " La Fiancée aux yeux de bois ", sur les conseils de Marc Hollander (directeur de Cramed) avec la complicité du contrebassiste Massimo Alvito; Après quelques tentatives avec le violoniste Michael Nick, la harpiste Nini, le violoniste Olivier Ritched, la formation s'est consolidée pendant 6 ans autour du " noyau dur " Zelwer/ Lattuada :
la harpiste Cécile Audebert, parfois relayée par Hélène Breschant, la contrebassiste Rosine Feferman (et occasionnellement Geneviève Cabannes), le pianiste Bertrand Lenclos, puis Olivier Messager, le percussionniste Jean Pierlot, le violoniste et clarinettiste Philippe Briegh, enfin le violoniste Dimitri Artemenko et le violoncelliste Jean-François Ott.

La distribution des " montreurs d'Ours " serait incomplète sans citer Alain Juteau, décorateur, Karine Wehner, costumière, Patrice Blai-Barré, Luc Jenny, éclairagistes, Bruno Moinard, Paul Riquet, Cyril Shable, régisseurs-son, Olivier Farcy, régisseur plateau et Sabine Châtel, chargée de production et administratrice, qui ont contribué à l'existence du Zelweristan.

A l'occasion d'une nouvelle création en 1998, " Daissa, le salon des mendiants ", la formation musicale de la Kumpania subit d'importants changements : La contrebasse et la harpe font place aux cuivres avec l'arrivée du tuba (Sylvie Jérusalem) et de la trompette (Michel Feujère, et occasionnellement Fabrice Martinez). Un nouveau percussioniste fait son entrée au Zelweristan, Pierre Rigopoulos (occasionnellement remplacé par Thomas Ostrowiecki ou Stéphane Edouard). Après encore trois années avec Olivier Messager, c'est le pianiste Ore Solomon, puis Sylvie Cohen qui prennent le clavier en main.

Francesca Lattuada s'éclipse fin 2001 à l' occasion une maternité heureuse qui donnera naissance à Macha. C'est alors Joelle Faye qui fait vibrer ses cordes vocales en concert.
Le décor de " Daissa, le salon des mendiants " est l'œuvre d'Olivier Charpentier (en collaboration avec Vanessa Vérilon) pour la partie toile peinte et images projetées, l'affiche de Noémie Levain. Stef Viaene donne des conseils pour les projections d'images et prête des accessoires. Depuis le printemps 2000 l'administration et la production sont pris en charge par Ourim Mersimi. Et lors de sa première tournée (Belgique, Janvier 2003) Macha, alors agée de 13 mois a pour nounou Dominique Galichet !

Plusieurs régisseurs-son se partagent les dates de concerts, Paul Riquet, Cyril Shable, Philippe Caillaux, Yann Lemêtre, Régis Casu. Les lumières sont toujours assurées par Luc Jenny et la régie-plateau par Olivier Farcy.

A l'occasion de l'enregistrement du CD "Daïssa" (Le Chant du Monde/ Harmonia Mundi, Mai 2003) interviennent Daïnouri Choque (chant), Pierre Mortarelli et Thomas Lorioux(contrebasse). Thomas Ostrowiecki et Stéphane Edouard (percussions), ainsi que l'épatante octogénaire Suzanne Rubin (voix). A suivre ;-)