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Coloriste de la musique, Jean-Marc
Zelwer est passionné par les timbres différents,
la palette variée qu'offrent les instruments, les sonorités
venant des quatre coins du monde; "Découvrir un
instrument, c'est découvrir une autre culture même
si l'on en fait ensuite sa propre histoire ..." : Il
développe ainsi un univers singulier nourri de pluriel.
Après deux créations musicales pour la chorégraphe
Karine Saporta ("Le bal dans un couloir de fer", 1987,
"La fiancée aux yeux de bois", 1988), c'est
avec Francesca Lattuada que s'engage une véritable collaboration
artistique, signant et interprétant depuis 1989 l'intégralité
des musiques de la Cie Festina Lente. Il compose également
des musiques pour le cinéma et le cirque.
Parallèlement il dirige la Kumpania Zelwer, formée
de huit musiciens (dont lui-même en multi-intrumentiste
et Francesca Lattuada, qui prête sa danse et sa voix à
cet orchestre de "tziganes imaginaires"), où
ses créations foisonnantes d'instruments et d'objets
insolites, -bouteillophone, lanterne magique-, font autant appel
au regard qu'à l'ouïe ("Les Montreurs d'Ours
sont partis", 1991, "Daïssa, le salon des mendiants",
1998).
Jean-Marc Zelwer obtient en 1993 la bourse Romain Rolland du
Ministère des Affaires étrangères pour
effectuer un voyage de recherche en Inde au cours duquel le
maître R. W. Wishweshwaran l'initie au santour, et étudie
en 1998 le rapport de la musique à la danse dans la tradition
Japonaise lors d'une résidence à la Villa Kujoyama
de Kyoto.
Son travail de création, à travers l'élaboration
d'architectures plus ou moins savantes, à la fois brutes
et raffinées, est avant tout l'expression des sentiments
humains.
Interview
de Jean-Marc Zelwer
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